L’histoire


Découvrez l’histoire de Val-d’Oire-et-Gartempe, une commune nouvelle au Nord de la Haute-Vienne.

Située dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine et faisant partie de la communauté de communes du Haut Limousin en Marche, Val-d’Oire-et-Gartempe est une commune nouvelle, fusionnant 4 communes, depuis le 1er janvier 2019 : Bussière-Poitevine, Darnac, Saint-Barbant et Thiat.



Bussière-Poitevine


BUSSIÈRE-POITEVINE, chef-lieu de la commune de Val-d’Oire-et-Gartempe, est à mi-chemin entre Poitiers et Limoges sur la RN147 et traversée par la RD942 (axe Poitiers–Guéret).
Bussière-Poitevine est le bourg de passage quasi inéluctable pour les vacanciers en route vers la côte atlantique ou ceux qui se dirigent vers les stations du Massif-Central. La grande ville la plus proche est Limoges située à environ 60 km au sud-est, mais Poitiers est à la même distance an nord-ouest. La gare la plus proche est celle du Dorat (15 km).

Les 872 habitants de Bussière-Poitevine, appelés les Bussièrots, se répartissent dans les hameaux éparpillés sur les 41,71 km2 de l’ancienne commune. Bussière-Poitevine a pu conserver à ce jour un tissu d’activités dynamiques. L’agriculture est principalement centrée sur une production ovine promue par l’existence de foires périodiques spécifiques.
Les professionnels de santé (médecin libéral, infirmières, pédicure-podologue et masseur-kinésithérapeute) regroupés au sein d’une Maison de Santé Pluridisciplinaire et l’existence d’une pharmacie donnent aux Bussièrots les moyens d’espérer pour conserver une médecine de proximité.

Actuellement deux écoles accueillent 80 élèves, bientôt réunis sur un seul établissement. Des pavillons réservés aux personnes âgées viennent compléter une politique volontariste de maintien des habitants sur le territoire. L’arrivée importante de compatriotes anglophones a également permis de donner une nouvelle dynamique au patrimoine bâti. La sécurité du bourg est assurée par un système de vidéo protection.

Les seigneurs de Piégut avaient leur banc et leurs sépultures dans l’église de Bussière-Poitevine. Une pierre tombale, sur laquelle est gravée l’effigie d’un chevalier, se trouve à la porte de cette église et sert de table pour déposer le cercueil avant les enterrements. Cette église possède un fer à hostie du XIIIe siècle.
Le presbytère de Bussière-Poitevine fut vendu comme bien national, le 26 prairial an IV (14 juillet 1796), pour la somme de 720 francs. (Archives de la Haute-Vienne, Q. 148). L’empreinte historique se résume principalement aux châteaux. C’est à Champagnac que fut construit le premier, mais il fut détruit au début du XIVe siècle. Aujourd’hui subsistent ceux (propriétés privées) de Busserolles (grosse tour construite en 1470) et de Lavaud édifié au XVème siècle.

Darnac


DARNAC sur la rive droite de la Gartempe est à 192 mètres d’altitude au-dessus du niveau de la mer, sur la rive droite de la Gartempe, mais cette altitude va jusqu’à 272 mètres dans sa partie orientale. Sa superficie est de 24 km2 avec de nombreux hameaux qui accueillent les 353 Darnachauds.

La paroisse a pour patron titulaire saint Jean-Baptiste, aussi une de ses cloches porte cette inscription : « ✠ Sancte Johannes – Sancta Maria ora pro nobis. L’an mil cinq cent vingt six ».
On lit sur la seconde : « ✠ Bénite en 1819 par M. F. J. B. Sandemoy, curé de Darnac. Parrain M. Léon Richard de Latour. Marraine Mademoiselle Honorine de Blanc. Maire M. Richard de Latour. Fargeaud, fondeur ».
L’empreinte historique se résume principalement à l’ancien donjon et aux vestiges historiques du château médiéval de la Côte au Chapt.
L’église Saint-Jean-Baptiste romane (XIIe siècle) se caractérise par des sculptures préromanes en réemploi, des peintures romanes sur le portail ouest, et un clocher à charpente (XVIIe siècle), pierre tombale. L’église de Darnac avait une chapelle annexe au village de Thiat, dite chapelle de Saint-Léger. Ce dernier lieu a été érigé en paroisse, séparée de Darnac, par Mgr Desprez, évêque de Limoges, le 8 juillet 1858.

Darnac formait anciennement une baronnie avec un juge châtelain. Étienne du Cléré était seigneur de Darnac. Ses descendants ont conservé ce titre. Leurs armes sont d’azur à la main appaumée d’argent, à la bordure de gueules.
Plusieurs auteurs ont rapporté que le roi Louis XIII passa à Darnac, où le lieutenant de la Basse-Marche alla le complimenter. C’est une erreur. C’est près du bourg d’Arnac-la-Poste, canton de Saint-Sulpice-les-Feuilles, et non à Darnac, que passa ce monarque, en revenant de Toulouse et suivant la route de Paris au mois d’octobre 1632.


Saint-Barbant


La paroisse de Saint-Barbant est attestée dès le Moyen Âge sous diverses formes anciennes du nom (Sanctus Barbantus, Saint-Barban, etc.), ce qui tend à confirmer qu’elle était placée sous le patronage de saint Barbat plutôt que de sainte Barbe.
Saint-Barbant constitue ainsi l’un des très rares exemples français d’une localité dédiée à ce saint italien. Un fait amusant : la fête patronale locale ne coïncidait pas toujours avec le 19 février. Comme dans beaucoup de communes rurales, les célébrations et foires pouvaient être déplacées à une période plus favorable de l’année afin de permettre une plus grande participation de la population.
Saint-Barbant possède probablement l’un des seuls patronages français dédiés à saint Barbat de Bénévent

344 Saint-Barbenteaux habitent les hameaux éparpillés autour du bourg et de l’étang des Bregères sur les 42,47 km2 du territoire de la commune déléguée.

Pourquoi les clochers de Saint-Martial-sur-Isop et Saint-Barbant sont-ils si proches ?
Cette proximité des deux clochers fait de ce coin de la Haute-Vienne un lieu unique, en contraste avec les autres communes de la région, généralement distantes de 4 à 10 kilomètres.
Les deux ermites voulaient vivre ensemble…
Nicole Raynaud, passionnée par l’histoire locale, a mené l’enquête pour lever le voile sur l’origine de cette proximité troublante. En fouillant le passé, Nicole a retrouvé cadastres, résultats de fouilles archéologiques, origine des noms des lieux, récits sur la vie des deux Saints et légendes du coin.
Celle qui a marqué les esprits est l’histoire fantasmée que l’on retrouve dans les écrits de Paule Lavergne, écrivain native de Mézières-sur-Issoire. « Ce n’est certainement pas vrai, mais la légende raconte que Saint Martial et Saint Barbant auraient été deux ermites qui voulaient vivre ensemble. Et chacun voulait son église », rapporte Nicole Raynaud.
Ainsi, Saint-Barbant aurait voulu ériger son monument à l’endroit où Saint-Martial avait fait construire son église. Pour lot de consolation, Saint-Martial propose à son compagnon de vie de lancer un marteau du haut de son clocher. Le point de chute aurait défini l’endroit de construction du deuxième édifice appartenant à Saint-Barbant. De cette légende « fantaisiste », Nicole Raynaud lance avec humour : « Saint Barbant était sacrément musclé pour lancer son marteau à 200 mètres ! »
La véritable histoire est beaucoup moins sympathique. En fait, ce sont les évêques de Limoges et de Poitiers qui se sont disputé ce territoire. Si bien qu’un kilomètre à peine sépare les deux clochers…

Thiat


THIAT, la commune déléguée la plus au nord du territoire communal accueille 164 habitants, les Thiachons, sur 11 km2. Son altitude au-dessus du niveau de la mer est de 222 mètres. Les limites de la commune déléguée sont définies par la Gartempe à l’ouest sur 2 km et au nord par le ruisseau de Montagne qui représente aussi la limite du département avec celui de la Vienne.

L’histoire de la commune commence avec un évêque d’Autun du nom de Léger vers 650. Disgracié, il fut obligé de fuir et se réfugia sur le territoire de la future commune de Thiat. Le village qui se forma alors prit plus tard le nom de Saint-Léger. Un artisanat de potier, verrier et forgeron s’y développa. Au XIVe siècle, le village fut détruit par les Anglais. Les habitants le rebâtirent 1 km plus au sud et le nommèrent Thiat. La population était en majorité protestante jusqu’au début du XXe siècle, d’où la présence d’un temple. Thiat n’était qu’un village de la commune de Darnac jusqu’en 1861, année où il fut érigé en commune. Par la suite, fut construite l’église actuelle.
Son attrait touristique se caractérise par plusieurs moulins le long de la Brame : dans le sens du courant, moulin de Chez Joyeux, moulin de la Forge, moulin de Guinay, moulin de Bram (toujours en activité), moulin du Pétrot et moulin de Massugeon et à partir du village du Breuil, par un chemin pédestre qui permet d’accéder au Saut de la Brame : site naturel pittoresque avec de magnifiques cascades et chaos rocheux au confluent de la Brame et de la Gartempe.


4 communes,
1 collectivité

 


Depuis le 1er janvier 2019, pour mieux lutter contre l’émiettement communal et dans le but d’optimiser l’organisation, ces 4 communes ne font plus qu’une :
Val-d’Oire-et-Gartempe.

 

Partageant un passé historique commun ; Bussière-Poitevine, Darnac, Saint-Barbant et Thiat qui appartiennent au même bassin de vie et d’emploi, donnaient ainsi l’impression d’une continuité géographique parfaite.

Appartenant à la même communauté de communes du Haut Limousin en Marche, et pour mutualiser ses services indispensables au développement et à l’épanouissement de ses habitants, ont donc décidé de se rapprocher.